Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 23:49

 

 

 

Cette année, DANSE HADRA propose sur la période du 19 au 23 juillet; du 26 au 30 juillet du 2 au 6 août  un cycle de Formation professionnelle (90 heures), ou stage intensif (module de 15 heures minimum), de 10h00 à 13h00, et de 14h00 à 17h00.

Ainsi que *4 sessions de stages amateurs du 19 au 23 juillet; du 26 au 30 juillet du 2 au 6 août; et du 9 au 14 août  en soirée, de 19h00 à 21h00.

  *(Sous réserve des inscriptions).

 

 

Stage amateurs (sessions de 10 heures) : 4 danses du monde arabe et fondamentaux de la danse.  Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte. De la danse du ventre à la transe. Ces sessions permettront à celles qui n'ont pu pratiquer un cours régulier de danse orientale, de pouvoir s'initier aux fondamentaux, de connaître un contexte culturel, et apprécier la danse par une approche ludique DSC00360

-        Rythme, improvisations, bénéfices pour la santé de cette pratique corporelle, circulation de l'énergie de la zone pelvienne au long de la colonne vertébral.

  -         C’est une pratique holistique qui implique le corps dans sa globalité  (ancrage,verticalité, fluidité, présence, espace, relation à l’autre). 

Tarif : 150€/session de 10 heures 

 

 

 

 

 

 

FORMATION QUALIFIANTE DE DANSE ORIENTALE /SAADIA SOUYAH /JUILLET AOUT 2010

  Proposition et historique

  Compte-tenu de la demande des organismes éducatifs et socioculturels pour faire face à l’engouement grandissant des adeptes de la danse orientale, qu’elles soient élèves ou animatrice d’ateliers, et devant l’absence de vraies structures de formation comparable au Diplôme d’Etat. Pour ces femmes en recherche d’emploi qui comptent intégrer un tel stage dans un réel projet d’insertion professionnelle, soit comme enseignante de cette pratique ; soit comme danseuse orientale ou enrichissement de leur profession. Notre démarche est de donner à ces candidates des bases techniques et artistiques valables, leur garantissant une autonomie et une qualification pour undéveloppement viable dans cette voie professionnelle.DSC3057stage avril-2008

  Une perspective artistique et qualifiante pour la danse orientale

           A partir d’un tour d’horizon de quatre danses du monde arabe (oranaise /Algérie ; bédouine / Tunisie ;chaâbi / Egypte; cheikhat /Maroc, de la danse du ventre à la transe), DANSE HADRA propose une formation aux fondamentaux de la danse par la mise en avant de la conscience corporelle, l’acquisition du mouvement global et des techniques de la danse orientale, avec un postulat préalable à toute appréhension artistique et pédagogique : connaissances du contexte culturel, recherche des sensations avant tout, aussi bien qu’une connaissance corporelle rigoureuse .Ceci afin d’assurer une meilleure transmission en accord avec le caractère holistique de cette danse, qui appréhende la personne dansant dans sa globalité, à l’instar des pratiques culturelles orientales, tout en utilisant l’analyse du mouvement dansé de l’école occidentale. Le but ultime étant, d’éviter l’écueil de la banalisation folklorique ; et de permettre à l’élève de créer et de s’approprier sa propre danse. Pour se rapprocher en cela de l’esprit qui prévaut dans la pratique dansée dans le contexte traditionnel : faire partie du tout et exprimer sa singularité, dans un code donné.

  Intervenants

  Saâdia Souyah  Son parcours originale du cabaret à la scène résulte d’un questionnement et d’une recherche de sens et de la place de la danse orientale au rang d’art.Son travail est le fruit de sa rencontre avec le butô, le travail  sur l’Espace -Temps de Laura Sheleen, le Théâtre du mouvement, ses incursions chez les danseurs contemporains, et de sa connaissance des danses du monde arabe et berbère. En 2000, elle co-fonde. L'Autre Danse, école autour des danses arabes et berbères, en collaboration avec Saida Nait

Première danseuse orientale à avoir été invitée au Centre National de la Danse à Paris en 2003, elle partage régulièrement sa recherche avec les danseurs contemporains  et les publics scolaires. Elle aborde toujours les danses selon les fondamentaux qu’elle a défini afin de permettre à chacune de trouver et de nourrir sa danse . Après Nissa, en 2002, solo de 48 minutes, où elle amorce une tentative d’écriture scénique adaptée à la danse orientale, qui tient compte de l’imaginaire et de la symbolique spécifiques des danses issues du monde arabe, elle crée, en 2007, Lila, entre Afrique et Orient, sur une proposition musicale de Fadhel Messaoudi. Depuis, elle a chorégraphié Eclats de femmes pour 5 danseuses, présenté au Théâtre Bernard-Marie Koltès à Nanterre), et au festival Couleurs Méditerranée à Folie Wazemme à Lille.Elle interviendra le matin (45 heures) ; et au cours des ateliers d’improvisation dirigée (27 heures)

DSC3196 - Copie

  Fadhel messaoudi musicien éclectique, virtuose du oûd ,il allie une grande connaissance des différents courants de la musique actuelle aussi bien que de la musique de tradition orale .Il  développe un jeu raffiné et inspiré nourri du riche répertoire savant et populaire arabe. Il sera en charge d’un atelier d’écoute musicale (9 heures), ainsi que de l’initiation à quelques chants populaires qui accompagne la danse. Il accompagnera également 3 ateliers d’improvisation dirigée (27 heures).DSC3206DSC3199 - Copie

   Samir Inal Joueur de diverses percussions, formé aux rythmes orientaux, maghrébins et africains, il accompagne des formations musicales très variées (musiques arabo-andalouse, chaâbi, orientales, populaires algériennes et gnawa ). Enrichi de ses collaborations avec Mohamed El Yazid, Hasna El Becharia, Djamel Laroussi et Fadel Messaoudi,.il collabore  au travail de création et d’accompagnement de plusieurs danseuses, accompagne  leurs cours et stages.En 2003, Il fonde et dirige ZIYARA puis la FANFARAÏ.Il assurera un atelier de rythme  (9 heures),et accompagnera 3 ateliers d’improvisation dirigée (27 heures).

Contenu Du 19 au 23 ; 26 au 30 juillet ; du 2 au 6 août 2010 (90 heures)

    Le matin de 10h00 à 13h00 (15 heures- Posture et placement en relation avec les danses du monde arabe. Verticalité./ Ancrage Suspension / Energie.
- Com préhension et recherche du mouvement global .Acquisition des mouvements de base des danses traditionnelles du monde arabe qui ont nourri la danse orientale. Appropriation du mouvement et improvisation. Validation des acquis et suivi personnalisé Compte rendu de stage.stage avril-2008stage-avril egyptien élèves3DSC3042

    L’après-midi de 14h00 à 17h00 (15 heures-Ecoute musicale  (3heures) Connaissance des rythmes (3heures), application dans le mouvement dansé. (9heures)- Structurer une improvisation, déplacement, perception de l'espace, relation à l’autre

  Public - Danseuses, animatrices de structures socio-éducatives, art-thérapeutes, artistes intéressé(e)s par cette discipline

 Coût Pédagogique- 1800 euros dans le cas d’une formation financée
- 1080 euros dans le cas d’un financement individuel Les modalités de paiement peuvent être adaptées, n’hésitez pas à nous contacter.

 Lieu et Horaires - MICADANSES 15,20 Rue Geoffroy L’Asnier 75004 Paris, Mo : St Paul             De 10 à 13h00 et de 14h00 à 17h00

  Constitution du dossier Contactez nous et Merci de joindre à votre demande : - une lettre de motivation, le formulaire de candidature dûment rempli, 1 CV,

  Document de validation - La formation globale donne droit à un certificat de stage selon le code en vigueur de la formation professionnelle.

 Le cycle total, soit 90 heures.

 Tarifs :

Financement individuel: 1080 euros / Tarif horaire : 12 euros /

 ❏ Financement organisme de la formation continue (FONGECIF,

 AFDAS) : 1800 euros / Tarif horaire : 20 euros

 ❏ Financement association : 1800 euros / Tarif horaire : 20 euros

Informations : dansehadra@live.fr / 0173755961 

 

 

 

 

Par Saâdia Souyah - Publié dans : Newsletter - Communauté : danse orientale
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 16:52

       SAAD WEB On m’a posé une question par rapport à l’improvisation à propos d’un stage de baladi que j’organise, le baladi étant la danse de l’improvisation par excellence.

Tout d’abord, et je ne m’étendrais pas la dessus, le baladi est cette musique reconnaissable entre toutes, où un saxophone (instrument très à la mode dans les années 70 en Egypte, au même titre que la guitare électrique), ou l’accordéon tissent un dialogue mélancolique avec la derbouka, et crée une sorte de blues à l’égyptienne. Elle personnifie l’exil de la population égyptienne des terres, al balad, de la campagne vers la ville, et se développe dans les faubourgs du Caire. Elle est conçue sur le même principe que la musique jazz, où à partir d’un thème musical (chanson populaire fameuse, en ce qui concerne le répertoire égyptien) les musiciens développent des envolées improvisées.

En fait le baladi est comme n’importe quelle danse traditionnelle, dans le sens où les autochtones dansent cette danse, et les hommes et les femmes se mettent spontanément en mouvement, dès qu’ils entendent la musique ou le rythme baladi. Il y a, par ailleurs, les danses de groupe, rituelles ou non, codifiées. Mais, ce n’est pas ce dont il est question, ici.

Et cela vaut pour tous les pays du monde arabe, si tant est la danse y est tolérée – mais c’est un autre sujet. De toute façon, quand la danse est tolérée, traditionnellement, les femmes dansent entre elles, tandis qu’il n’y pas de honte à ce qu’un homme esquisse quelques pas de tahtib sur une musique saîdi, avec ou sans bâton. En Egypte, lors des fêtes célébrées en plein air, on verra plus aisément des hommes se mettre à danser en public, que des femmes (moulid, .mariages).Généralement, quand une femme se lève pour une transe, dans un moulid, par exemple, elle mettra un foulard pour cacher son visage, en plus de celui qui lui couvre les cheveux.

Comment je conçois l’expression  dansé sur le baladi rejoint mon approche de la danse, en général, et de  la danse arabe, en particulier._MG_3777.JPG

Tout mon travail de danse, depuis que j’ai commencé la danse orientale, vers 1986, consiste toujours en un seul et même principe : être dans du vivant, du ressenti, même si je ne le formulais pas, ou pas comme ça, en tout cas. J’aime voir un corps qui décrit des formes harmonieuses dans l’espace, mais je n’aime pas quand c’est trop propre ! J’aime voir une danseuse, en rythme, mais cela m’ennuie quand tout est mâché, et qu’il n’y a aucune surprise. J’aime quand l’énergie circule, et qu’en même temps la danse de la personne qui danse, nous parle d’elle.

Dans le baladi,  pour moi, on n’a pas besoin de mouvements complexes, ou de réfléchir à moult variations de pas et de mouvements. Le plus important est d’avoir bien intégré le mouvement global de la danse orientale, ou de la danse du ventre, si vous préférez – une marocaine, ou une algérienne pourra très bien danser sur une musique égyptienne avec son propre mouvement, elle s’adaptera juste au sentiment que dégage la musique. C’est un mouvement qui n’empêche ni de marcher, ou de rebondir, ou de tourner : il intègre l’espace. Donc l’isolation, n’empêche pas un mouvement global d’avoir lieu. Sinon, c’est comme si on ne pouvait pas marcher et mâcher du chewin-gum en même temps !

_DSC3729.jpgDSC3415 - CopieAussi, comme toute expression traditionnelle, on n’a pas de besoin de ce mettre dans une forme, ou de préjuger que l’esthétique est pré-définie (cf. la position prédéterminée avant même d’avoir appuyé le pied au sol). Dés lors que l’on va se mettre en mouvement une forme va émerger, cela est valable pour toute expression corporelle (danse, sport, travail). Alors bien-sûr, on est dans un code donné, en l’occurrence le code corporel des égyptiens. Dans mes stages,ce code, je me propose de le cerner en parlant du contexte culturel. Ce n’est pas la forme qui prévaut, mais le fond. Pour ce qui est de l’esthétique, le travail de posture et d’alignement, afin de prendre conscience des connexions qui entrent en jeu dans la statique comme dans le mouvement, fera le reste.

C’est exactement comme le travail du chant. Si on aborde le chant par les chants traditionnels, on est avant tout dans l’expression de l’état d’âme, de l’émotion, et le point de départ, c’est soi, comment on exprime l’émotion, comment on ressent le chemin de la voix, du souffle dans son corps. Dans l’appréhension classique, technique, on va être dans l’idée d’une forme, et on part d’un modèle, d’une classification (soprano, mezzo, ténor, basse, baryton). C’est en train de changer, mais beaucoup de personnes racontent leur besoin de chanter, mais peinent à se (re) trouver dans la façon habituelle d’aborder le chant.

Chaque être humain est singulier, et traditionnellement on voit bien que dans un code donné, chacun peut exprimer sa singularité, dans une danse que tout le monde danse. C’est ce que je m’évertue à communiquer dans mes stages de danse.DSC3661

MG 3944 - Copie

 

Il y a bien-sûr, la question du rythme. Et là aussi, il faut intégrer, apprendre le rythme sur lequel on danse, pour mieux se libérer, et donner libre champs à son ressenti, et jouer avec la musique.

Donc pour résumer, mon approche du baladi, tout le monde peut danser et s’exprimer sur cette musique. Bien-sûr, il y a la virtuosité de la professionnelle, mais si on intègre les éléments de base qui sont : le rythme, le code corporel lié au contexte culturel, le mouvement global, le rapport à l’espace,la recherche des sensations, ce que je me propose de transmettre lors de mes stages thématiques, on peut, à ce moment-là, improviser et danser comme n’importe quel autochtone, si par chance, on est invité à un mariage, ou une soirée égyptienne, et c’est la première étape. Ce qui compte, c’est d’intégrer les principes de base.

Ensuite, il est vrai, je me fais un plaisir de partager mon goût de danse, ma passion pour l’art de la danse quand on veut entrer dans ce chemin, et là, on devient artisan d’une pratique longue, exigeante, difficile, mais pleine d’enseignements. Cela pour dire qu’il ne suffit pas de savoir exécuter des mouvements qui semblent difficiles, ou inaccessibles pour se considérer comme danseuse (orientale, surtout). Mais que tout le monde peut chanter et danser, donc s’exprimer, et cela peut s’acquérir dans le plaisir de la découverte des sensations. Il n’y a pas de modèle à copier… à imiter, oui… cela permet de comprendre, mais le plus important c’est l’émotion, chercher à être soi-même dès le départ.

C’est pour cela que dans mon approche, l’acquisition de la technique est avant tout subordonnée à la recherche de la sensation. C’est moins le résultat, que le chemin qui compte. Et peut-être, et même sûrement, le résultat sera une forme parfaite, mais c’est parce qu’à la base le corps …est parfait.

...Mais là, c’est l’œuvre de notre créateur.

Par Saâdia Souyah - Publié dans : Newsletter - Communauté : danse orientale
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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 23:48

Une question a été posée  au sujet de comment choisir une formation professionnelle dans le domaine de la danse orientale. Tout d’abord, il faut savoir que « la danse orientale » n’est pas reconnue en tant que discipline artistique. Les raisons principales sont le faible niveau de pratique corporelle, d’inscription de cette danse dans l’espace, et surtout le manque d’enracinement dans un contexte culturel – qui donnerait «  un corps » et un esprit  à cette danse, bien que dans la tradition orientale les deux soient indissociables.

                      stage avril-2008Et nous en sommes encore au stade où, ce que voient les gens, que ce soient les amateurs qui pratiquent la  danse orientale, ou le public, ce sont les « prouesses » techniques et l’aspect extérieur (tremblements, isolation, costume, voire belle plastique), en somme l’aspect superficiel. Mais il y a tout de même une avancée, car en 25 ans de pratique, je constate que le niveau général a augmenté, et il y a de plus en plus de danseuses du modern jazz ou ayant pratiqué d’autres danses qui sont venues à la danse orientales.

stage-avril egyptien élèves3stage avril Zina profilstage avril-2008
 
Je me permettrais, cependant,une réserve : souvent dans l’apprentissage des amateurs ou des professionnelles, l’accent est mis sur l’aspect chorégraphique, encore une fois, un aspect superficiel de la danse.
Et les  chorégraphes égyptiens sont ceux qui répandent le plus cette idée, influencés qu’ils sont, depuis toujours, par l’apport des chorégraphes occidentaux à la danse orientale. La danse résiderait dans la capacité à apprendre et reproduire une chorégraphie, et l’aspect esthétique, l’image reproduite du mouvement est mise en avant.

On oublie que la danse » ballet» à la mode américaine, façon comédie musicale dans les films égyptiens depuis les années 40, ou dans les cabarets par les chorégraphes les plus fameux actuels ne met en scène qu’un aspect réducteur de l’expression dans « la danse orientale » : le côté séduction et le côté transgressif, comme n’importe quelle danse de cabaret. Je n’ai rien contre cet aspect, ayant été moi-même danseuse de cabaret pendant 5 ans. Lorsque je parle de l’aspect réducteur, j’entends aussi bien, l’image de la femme qui est donné à voir, mais aussi l’aspect mécanique des mouvements que l’on répète, toujours les mêmes, qui n’apportent plus aucune satisfaction, au bout d’un moment. cabaret3cabaret2A moins d’être une bête de scène et de mettre sa présence en avant. J’ai vu des interprètes de ce type, à mes débuts, qui avait une forte personnalité qui se voyait dans leur façon de se mettre en scène. Et là les mouvements étaient secondaires, il se passait réellement quelque chose pendant leur show.
Personnellement ce qui m’a fait tenir au cabaret aussi longtemps, c’était la musique, j’ai eu la chance de danser sur la musique de grands interprètes. Mais au bout d’un moment, on se rend compte que même les musiciens répètent toujours les mêmes "improvisations", les mêmes thèmes immuables sans surprise ! On arrive à une certaine usure! Ou peut-être est-ce moi, que ma quête ne pouvait se satisfaire de ce « tourner en rond ».
A la fin, je n’avais même plus besoin de préparer mes chorégraphies,
                    Cabaret4cab5.jpg

elles venaient toutes seules, tellement j’avais intégré les structures, même sur de nouvelles musiques.
Ce qu'il faut retenir, c'est que du point de vue de l'art, on ne doit pas confondre divertissement et performance artistique.Encore une fois, je ne critique rien, car je pratique les deux. La danse que je pratique dans les soirées évènementielles me permet de garder le contact avec le vivant de la danse, et même elle nourrit mon acte artistique.
La danse, cette danse en particulier, exige autre chose : de la présence de la créativité, de la part des musiciens comme des danseuses! C’est une expression venue d’orient, et l’orient privilégie l’Être au Paraître…Moins de laboriosité et plus d'état contemplatif...Elle obéit à d'autres codes que les codes du ballet, notion très occidentale...Mais ce sera l’objet peut-être d’un autre article, car là il s’agit de ma démarche chorégraphique, et de "mon goût de danse", somme toute, assez personnel.

Tout ce propos pour en venir au fait, qu’il y a une confusion entre savoir faire et notoriété, et un manque de «  savoir observer » de la part des futures candidates à une formation dans ce domaine.

J'ai été formatrice dans l’association L’Autre Danse, dont j’ai été co-fondatrice, pendant 5 ans auparavant, où j’assurais plus de cents heures d’enseignement, et 2 ans dans la structure Danse Hadra. Au moins un quart des personnes que j'ai formé sont professionnelles maintenant, sur Paris et en Province, et les premières danseuses orientales d'Oslo, en Norvège. La nécessité de former s’est imposé en premier lieu, et ce fut un de nos premiers projets associatifs. J'ai eu ce besoin, après avoir constaté que lorsque des danseuses, parmi mes amies et collègues voulaient monter un spectacle, souvent elles avaient du mal à trouver des danseuses ayant une bonne formation. 
                                     rodindanseusescambodgiennes2.jpg
                                     Danseuses cambodgiennes, Rodin 
Et  elles étaient obligées d'auditionner des danseuses contemporaines ou jazz, qui même si elles n'avaient pas la technique de bassin de la DO, elles pouvaient l'acquérir, et cela donnait un rendu plus "professionnel". Car, les fondamentaux de la danse sont les mêmes pour toutes les danses : axe vertical, horizontal, ancrage, qualités de mouvement et énergie, rapport à l'espace et à l'autre, rythme.

Ensuite, vient la spécificité des mouvements de la danse orientale ;  et ce n'est pas le plus difficile à acquérir. Il faut 10 ans pour former un danseur, sans compter que danser est un chemin de toute une vie. Les Diplôme d'Etat en danse contemporaine (minimum 400 heures), permettent d'acquérir de solides connaissances en anatomie, en histoire de la danse, en pratique corporelle, et ceci est sanctionné par un diplôme qui permet d'avoir la possibilité de travailler dans les conservatoires, et d'avoir un vrai métier reconnu, et de prendre en charge tout type de public, notamment les enfants. 

                                 Danseuses cambodgiennes, Rodin

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Auguste-Rodin-Cambodian-Dancer-50342


La danse orientale est méconnue, et on est loin de cette reconnaissance, c'est la raison pour laquelle, les tentatives de monter de telles formations sont des initiatives individuelles. Et comme, ceci explique cela, il y a de tout, et il est difficile de distinguer les qualités requises pour transmettre des fondations à
une reconnaissance de cette discipline. Et c'est ce qui me motive.J'aspire à voir de l'expression artistique, de la créativité, car c'est une danse merveilleuse et riche, ou tout un(e) chacun (e) peut apporter sa touche et son univers.
Pour les danseuses, un peu expérimentées qui viennent à mes cours, cela peut-être perturbant, et elles peuvent avoir l'impression de devoir déconstruire tout ce qu'elles savaient déjà, mais après, soyez sans crainte, cela sera décuplé par cette approche globale. Quant à la question des 30 heures d'affilé, car c'est ce que je propose par semaine, cela permet d'intégrer dans la mémoire du corps le contenu du stage principal : à savoir, la pratique corporelle, et aussi de s'habituer à la discipline de la danseuse professionnelle. Si la pratique devait  se résumer uniquement à apprendre le tremblement, les huit, et le chameau, cela serait vite fait. La pratique c'est travailler son corps pour qu'il dessine une géométrie dans l'espace et qu'il gagne en densité et qualité de mouvement, et c'est plus du sensoriel que de la mécanique. Le corps est un instrument sensible, et  dans la culture orientale il est esprit, ou corps-esprit. C’est une antinomie d’appréhender cette pratique autrement.Je citerai volontiers Danis Bois qui parle "

''d'un mouvement jamais isolé de son contexte culturel et humain"  et "'d'un corps peut être analphabète quand il ne sait pas écrire des formes harmonieuses dans l'espace, quand il oublie les ponctuations dans le temps, et quand il ne touche pas la corde sensible de celui qui pratique le mouvement."
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Danseuses cambodgiennes, Rodin

Mais les conditions pour être perçu comme des vraies danseuses, sont: une bonne formation corporelle, et des connaissances qui vont avec le domaine concerné, et plus largement, la danse en générale : cela s'appelle de la culture (musicale, chorégraphique, historique etc...).
                                                                             
L'homme de Vitruve L. De Vinci da-vinci
                                           

De plus si on prend en charge le corps des gens, il est indispensable d'avoir de bonnes connaissances en anatomie.
En ce qui concerne le coût d'une formation, il faut savoir que cela coûte cher. Personnellement, j'essaye de faire des prix très serré; il y a un prix institutionnel, et un prix individuel  pour permettre à toute personne d'y accéder; et ma formation peut avoir  lieu avec un minimum d'élèves, si toutefois,  j'arrive à amortir tous les frais de fonctionnement : charges salariales des intervenants (musiciens et prof de danse), la location des salles (à Paris, ce n'est pas donné). Et j'avoue que pour le moment on ne fait pas de bénéfices, qui pourraient nous permettre de développer la formation, et avoir plus d'intervenants, par exemple).
Mon travail est accessible aux personnes débutant dans la DO, car j'enseigne depuis la base à toutes, et mes stages accueillent des personnes de différents niveaux, et cela ne pose aucun problème, au contraire. 150 heures de fondamentaux de la danse, technique de base des mouvements de la danse orientale, de rythme, connaissance du contexte culturel etc.., me semble un minimum, mais ce n'est qu'une base, un début. A charge pour la danseuse de
s’auto discipliner et d’avoir une pratique régulière à partir de ces
bases. Il faut aussi se tenir informé des autres techniques artistiques, élargir son horizon (et j'encourage mes élèves à aller se nourrir ailleurs aussi, car c'est comme cela qu'on trouve sa danse. Mais aussi en explorant son intériorité, pour savoir ce que l'on a envie d'exprimer avec cette danse.
Pour terminer, je dirais que tout dépend des objectifs que l'on se fixe, car comme le disait un maître indien :"la danse a trois fonctions : instruire les illettrés, éclairer les lettrés, divertir les éclairés". Et vive la danse!

                                                                                Saâdia Souyah


Bibliographie

1/Blandine Calais Germain, Anatomie pour le mouvement, tome 1 ;
Broché, 2005

2/ Blandine Calais Germain, Le périnée féminin" de Blandine Calais-
Germain Ed. Désiris

3/ Djamila Henni- Chebra, Les Danses dans le monde arabe, ou
l'’héritage des almées ; HARMATAN
4/ Viviane Lièvre, Danses du Maghreb, d’une rive à l’autre ; KHARTALA, Paris 1987

5/Virginie Recolin, Introduction à la danse orientale, pratique du mouvement spiral Ed. L’harmattan

 

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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 08:02
VIDEO,ci-dessous, dernière sortie avec Fanfaraï : répétition pour l'ouverture du festival Villes des Musiques du Monde" *(Fanfaraï joue le 15 novembre 2009 à Aubervilliers -13h00)
Spectacle de rue en déambulation   

Ziyara (la visite), composé d’une zorna (sorte de bombarde), et de percussions traditionnelles, et Fanfaraï , cuivres, et percussions traditionnelles,  sont né à l’initiative de Samir Inal, c’est un groupe de musiciens d’influences diverses (orientale, gnaoua, turc, balkanique,et raï, jazz).
Ils nous emmènent dans l’ambiance festive des musiques de traditions populaires, de cérémonies religieuses, de mariages, de baptêmes, à travers leur répertoire variés : (Allaoui (musique de l’Ouest algérien), Gourari (musique de la région de Gourara, Sahara algérien), Kabyle, et compositions originales, mêlant rythmes saoudiens et rythmes des Balkans, pour Ziyara ; et. Ré-interprêtant les musiques traditionnelles du Maghreb, en mêlant cuivre et percussions traditionnelles à la sauce salsa, jazz. Afro-cubain, en ce qui concerne la Fanraraï.  Ils animent différents évènements.

J'adore danser avec eux. J'ai eu le bonheur de déambuler pour la première fois avec eux, à l'occasion du Barbès tour, en 2003. Djilali Aichoune, l'organisateur, ayant demandé à notre association de l'époque de participer à l'évènement. J'ai beaucoup apprécié cette contrainte de chorégraphier une déambulation, car cela ne pouvait se faire qu'en étant au plus près de la danse traditionnelle, des rituels de village, des processions, des danses très codifiés, comme le Allaoui, ou la abdaoui.un moment crucial dans ma recherche du mouvement essentiel, de l'énergie, de l'esprit de la danse. En plus du fait que, pour la première fois, on allait danser avec mes élèves dans une parade, qui réunissait pas moins de sept groupes représentant diverses régions d'Algérie.


Inutile de dire que j'étais très émue. Ce fut un évènement extraordinaire, à la fois parce qu'il y avait une canicule telle, la première d'ailleurs, qu’on se serait cru dans un bain de vapeur. Et c'était comme un mirage, de marcher à 2 à l'heure sous un soleil de plomb avec une foule bariolée et heureuse. Si enthousiaste qu' on ne se rendait pas compte de la chaleur. Je me souviens d'une élève japonaise,Mamé, qui ne voulait pas s'exposer au soleil, et sa peau blanche contrastait avec sa voisine, tunisienne. Cette expérience m'a permis de renouer avec la danse traditionnelle. Avec le plaisir de la danse, qui se suffit à lui-même. Et, par-dessus tout, de garder le contact avec ce que la danse a de vivant, au-delà de mon propos artistique.
Voilà pourquoi, j'adore danser avec Fanfaraï et Ziyara, cela me réchauffe vraiment le cœur,  et Manu, Samir, Kada, Rafi, et les autres sont très sympathiques...Je les salue!

Par Saâdia Souyah - Publié dans : Newsletter
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 21:20

Enfin un article ! Mais, ce n'est pas moi qui l'ai écrit! Il s'agit du compte rendu de stage d'Anne Sophie Caillieret, qui est débutante en danse orientale, mais qui a fait beaucoup de danse classique, et qui a fait le stage intensif de juillet 2009. Il est très éloquent, et parle très bien de mon travail...Bonne lecture!


1)A l'issue de cette formation, quels objectifs vous paraissent essentiels?

Mon premier objectif de danseuse est de trouver une élégance du mouvement. Devenir une danseuse qui fait rayonner une énergie mais sans ostentation, contrairement à une certaine vulgarité qui est de plus en plus associée à la représentation des danses arabes et turques, en étant attentive aux impulsions, qui telles des jaillissements d'étincelles, naissent de la musique et de la relation avec les autres danseuses. Je souhaite aussi être moderne dans ma danse tout en respectant les traditions qui la soutiennent.

A la suite de cette réflexion sur les traditions: je souhaite continuer à étudier la diversité des rythmes des musiques arabes et berbères. Je suis reconnaissante à Fadhel Messaoudi et à Samir Inal pour tout ce qu'ils nous ont appris.

Le dernier objectif auquel je pense, mais non des moindres, est d'ordre physiologique et ergonomique. Il s'agit du respect de mon corps, comme un musicien aime son instrument. Apprendre à ne plus dissocier les parties de mon corps et me mouvoir dans un axe, avec des mouvements qui se succèdent naturellement dans une dynamique. Cela, non plus dans une recherche de perfection, mais dans une danse authentique et revitalisée. En redevenant familière du fonctionnement de mon corps en mouvement, en alliance avec les lois de la pesanteur et de la propulsion, sans tension. Ainsi Saâdia  Souyah nous a appris que l'on pouvait sentir notre peau comme couler le long des mouvements de notre corps (sensation développée lors du travail de barre à terre). C'est très agréable.

2)Le contenu du stage a-t-il répondu à votre attente?

Je suis très heureuse que le programme de cette formation ait pu correspondre aussi bien au niveau des débutantes qu'à celui des initiées. Cela consistait à revoir quotidiennement les principes fondamentaux de la posture corporelle et des mouvements de base propres aux danses arabes et berbères. On perfectionnait de plus en plus notre danse en étant, aussi, motivées par l'observation des plus  anciennes. Il aurait, toutefois, été nécessaire, à mon avis de consacrer plus de temps au perfectionnement  des tremblements du haut du corps et du ventre.

L'analyse ds rythmes du Maghreb et d'Egypte et l'étude d'une mélodie populaire avec Samir et Fadhel ont été extrêmement intéressantes. Je relis régulièrement les notes que j'ai prises pendant leurs cours. Leur présence avec, en plus une élève musicienne, nous a permis d'avoir des cours de danse aux contenus personnalisés, en fonction des attentes immédiates des élèves danseuses. Ils reprenaient certains rythmes autant de fois que nécessaire pour que nous les intégrions bien. De plus, j'ai pour ma part renoué avec le plaisir de chanter! Et ce fut un excellent travail pour ma respiration.

J' ai découvert avec bonheur le maniement des sagattes. Danser et réaliser des percussions ordonnées avec des cymbalettes accrochées aux doigts n'est pas évident, mais réellement grisant! Pour poursuivre cette impression de jeu en dansant, j'aurais aimé aussi que l'on donne plus d'importance aux foulards lors de ce stage. Je trouve que ces jeux de voile peuvent sublimer magnifiquement la gestuelle et les ondulations du corps de la femme. Créer un mystère qui captive, amuser un public à d'autres moments, habiter l'espace avec la danseuse et apporter des couleurs aux chorégraphies...!

Des notions essentielles de posture et d'anatomie (avec la présence, un matin de Simone Couvret, professeur de posture de Saâdia ) ont été passionnantes. J'ai découvert en profondeur les rôles du diaphragme et du plancher pelvien et j'en tiens compte pour mieux écouter mon corps depuis cet été. J'ai bien retenu cette phrase extraite du livre de Blandine Calais-Germain, "Anatomie pour le mouvement", 2005 : "Libérer notre centre, l'abdomen, et lui donner de la vitalité".

Saâdia nous a aussi transmis des rituels soufis qu'elle tient de la chorégraphe Laura Sheleen. Ceux-ci permettent d'intégrer, remarquablement, les rythmes avec la place des silences. Les différentes directions dans l'espace et notre place dans un groupe, ainsi que notre lien avec la nature (chaque danseuse représentait, par exemple, une étoile dans le ciel)

La dernière semaine de stage nous avons expérimenté, de plus en plus, l'importance de savoir improviser. De longs temps individuels, ou à deux ou à trois, étaient consacrés à l'improvisation. Il s'agissait aussi de savoir prendre des initiatives pour créer des surprises dans de petits groupes de deux ou trois danseuses, de se tenir prêtes à intervenir dans la chorégraphie improvisée par une autre pour interagir. Nous développions ainsi des données importantes : l'utilisation de la scène, l'étonnement des spectateurs, l'interprétation d'une manière personnelle des icônes archétypales, et éventuellement de nouvelles...
Finalement, des temps de discussions entre danseuses étaient aménagés, notamment, après les visionnages des vidéos. Ces moments d'échange, très intéressants, sur nos parcours respectifs, nos ressentis, nos sources d'inspiration, et nos projets créaient une bonne émulation dans le groupe.

3)Quels ont été pour vous les facteurs qui ont favorisé votre apprentissage?

- Le travail technique par l'exécution d'exercices de barre-à-terre. Trouver ainsi la bonne position du dos et du ventre, qui donnent par la suite l'impulsion des mouvements (le pli de l'aine est très important).Ce travail a été encore plus favorisé par la venue, un matin de Simone, le professeur de posture de Saâdia)
- Trouver un bon ancrage dans le sol. Cela permet de prendre de l'énergie dans la terre et de donner de la "consistance" aux mouvements.
- Le travail en cercle, très convivial. On se sent soutenue par la sympathie des autres danseuses qui forment un cercle d'énergie autour de soi très entrainant (frappe des mains).
- La démonstration par Saâdia de nombreuses icônes traditionnelles  (jument, perdrix, femme portant une cruche sur la tête...) et leur compréhension culturelle, mais en nous encourageant à les habiter d'une manière qui nous est chacune personnelle.

4) Quelle place désirez-vous donner à cette direction de travail?

D'un point de vue culturel, je souhaite continuer à étudier l'histoire de la danse avec une analyse sociale et géographique, et poursuivre ma découverte des danseuses et musiciens qui contribuent à faire rayonner cet art.

Dans ma danse, mais aussi dans tous les gestes du quotidien, je souhaite perfectionner ma posture. Les conseils de Saâdia et de Simone, m'ont aidé à trouver de nouvelles sensations de joie d'habiter mon corps. Il m'a semblé que je respirais plus largement et que mes organes se repositionnaient mieux dans mon ventre! Des tensions corporelles s'allègent depuis.

En poursuivant avec tous les conseils que j'ai engrangés pendant la formation, je souhaite, maintenant, donner une place importante à un travail personnel d'improvisation. Je vais apprendre à conserver mon énergie quand je danse seule, à dégager une volupté et une force en même temps, à alterner de mieux en mieux la nervosité et le calme pour captiver un public...Et travailler de plus en plus avec le désir de la scène et pas seulement pour un bien-être personnel.

5)Souhaitez-vous donner une suite éventuelle?

Oui! J'ai hâte de reprendre les stages de Saâdia Souyah, lors de week-ends, à La Reine Blanche à Paris! J'aime la présence qu'elle nous transmet dans la danse et ses encouragements positifs et confiants.

                                                                         Anne-Sophie Caillieret

Par Saâdia Souyah - Publié dans : Newsletter
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