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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 17:00

 

Voyage à AGDZ

 

CDAEC et Saâdia Souyah s'associent à l'association cultures  Monde dans le projet de voyage à AGDZ 2e édition

 

octobre 2013

 

Au programme,découverte de la culture locale, dans une région et une ville peu connue, AGDZ; danse et chant en milieu naturel avec de la musique et rythme live, bien-sûr; initiation à à la fabrication du pain; visite du souk (incontournable!), mais surtout, immersion  dans un cadre extraordinaire, dans une culture, dans une musique, dans une nourriture, dans un échange privilégié avec les gens-- ce sont les femmes, sur place, qui nous feront à manger... Afin d'être toujours dans cette recherche de sensations et de connaissance de l'autre, pour mieux comprendre un code corporel, pour mieux s'imprégner d'une rythmique, d'une musicalité, d'une terre...

En étant toujours en adéquation avec l'approche proposée par Saâdia Souyah et l'association CDAEC : mettre le rythme au coeur de la pratique de la danse orientale. Car la pulsation participe de l'imprégnation la compréhension d'un corps, d'un ancrage, d'une énergie, d'une projection dans l'espace. Elle en est le fondement. Ceci, afin de mieux comprendre un mouvement, un rythme, une sensation, une culture, et créer sa propre danse à l'intérieur d'un code donné, à l'instar des danseurs traditionnels : chacun danse le même pas, mais chacun exprime sa singularité à l'intérieur du code commun, unis par le rythme...

 

             

 

 

     

ALBUM PHOTOS

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                                 LA CASBAH CAÏD ALI, "NOTRE GÎTE"

 

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LE KSAR EN RUINE, EMPREINTES

 

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 MISE EN BOUCHE...

 

 

 

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LES AMIS

 

 

 

 

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                                P1020748 - Copie

 

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Taxi, après le hammam,... mais certaines préfèrent marcher

 

*Photos pour la majorités d'entre elles de Thierry Beauvir (la casbah), tirées du voyage 2011

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 16:58

Du 21 au 25 avril et du 28 avril au 2 mai; du 30 juin au 4 juillet et du 7 au 11 juillet 2014

De 09h00 à 16h00 / 30 heures / semaine

Du  21 au 25 avril et du 28 avril au 2 mai :

2 intervenants danse invités pour une Carte Blanche, Hassan Bengharbia (15 heures) et Abdeslam Michel Raji (15 heures)

**N'hésitez pas à nous contacter pour recevoir la brochure en pdf, ou voir la page FORMATIONS PROFESSIONNELLES sur ce site

Abdeslam Michel Raji

Abdeslam-Michel-Raji.jpgNé au Maroc et vit en France depuis l'âge de 12 ans. Ses déplacements géographiques dessineront au fur et à mesure une cartographie intérieure dans laquelle chaque pas marque une avancée initiatique vers l'universalité. Danseur et chorégraphe au départ formé aux technique classiques et contemporaines, il fonde en 1985, sa propre voie, qu'il nomme, choréosophie, passage du physique au métaphysique. Explorant l'essence d'une danse, son travail de recherche finira par s'ancrer dans un souffle vital...Artiste et pédagogue, l'art de A. Michel Raji est aussi un enseignement... L'espace du spectacle est pour l'artiste l'espace d'une communion avec le public...

"Etre dans la danse en l'habitant de son propre souffle, de ses propres gestes et en laissant le temps et l'espace y circuler librement. Rythmer la marche de ses pas, jusqu'à tournoyer dans l'ivresse extrême du mouvement, pour atteindre la plénitude du ravissement...  "

Hassen Ben Gharbia         Hassan-Bengharbia.jpg

  Danseur, chorégraphe   , metteur en scène, joueur de Ney, pédagogue, H B G s'investit dans l'expression d'une gestuelle orientale nourrie de ses diverses formations en danse contemporaine, danse straditionnelles(tunisien, dabké libanais, palestinien) et ses créations pour le théâtre . Il cotoie le monde de l'opéra (L'enlèvement au sérail à Salzbourg, Roméo et Juliette à Strasbourg) participe aux cérémonies desderviches tourneurs de Turquie avec Kudsi Erguner, et développe un travail tant musical que chorégraphique.

Depuis 2000, il est co-fondateur de groupes de musique arabo-ottomane et collabore régulièrement (1 à 2 /an en tant que drama consultant à la formation de jeunes acteurs et metteurs enscène (Beit Attifl-Hébron au théâtre days Théatre-Ghaza). Il anime plusieurs workshop "En mouvement et rythme au théâtre" lors de rencontres européennes organisées par Euro-Net work (Suède Allemagne, hollande)

Contact : projet.cdaec@gmail.com 

 

 


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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 13:57

CDAEC, le Centre des danses arabe et écriture contemporaine a enfin un site ... opérationnel, bien que certaines pages soient encore en construction, mais patience...

                                            http://projet-cdaec.com 

Vous y trouverez les informations sur notre action, et notre équipe de membres actifs -- à plus d'un titre, danseuses de la compagnie (atelier du Cinq), chercheuse de la danse et développeuses de projets, passeuse du message de CDAEC : mettre le rythme et les sensations au coeur de la pratique de la danse orientale, et faire connaitre les danses du monde arabe et berbère dans leur beauté, leur richesse, et leur puissance, loin de la caricature folklorique. Parce que nous aimons ces patrimoines, et parce que nous croyons à l'émergence d'une expression artistique contemporaine qui trouverait sa source dans les danses du Monde arabe et berbère.

 

L'équipe : Saâdia Souyah, Aude Paul, Marie, Abiven,Yasmina Brunet, Mariam Guellouz, Fanny Bocqueho, Sophie Jacotot, Julie Verdier, Yasmina Mazouzi

L'Action

- La formation professionnelle dirigée par Saâdia Souyah

- Les spectacles

- Les voyages en immersion

- Les colloques et séminaire sur la danse

Les danses : d'Egypte, Algérie, Maroc, Tunisie, Liban, Khalijji (Golfe), Sahara

Devenir membre :Si vous souhaitez soutenir notre action, vous trouverez à la rubrique adhésion, la marche à suivre pour devenir adhérent, membre actif, ou bienfaiteur.

A venir, et nous vous attendons, soyez nombreux:

agenda cdaec

       

 


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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 15:13

 

CDAEC, Centre des danses arabes et écriture contemporaine présente,

 

                            STAGES D'ETE 2012 avec Saâdia Souyah

 

                          "De la danse du ventre à la transe"

 

Deux sessions de stage tous niveaux autour des danses du Maroc, d'Algérie, de Tunisie et d'Egypte

 

// OBJECTIF Ces deux stages permettront à celles qui n'ont pu pratiquer un cours régulier de danse orientale, de pouvoir s'initier aux fondamentaux, d'en connaître le contexte culturel et apprécier ces danses par une approche globale, ludique et spontanée.

// CONTENU Rythme, improvisation, circulation de l'énergie de la zone pelvienne et tout au long de la colonne. Axes de travail : ancrage - verticalité - fluidité - présence - relation à l'autre 

//DATES ET HORAIRES Du 20 au 24 août de 19h00 à 21h00, soit 10 heures au total

                               Du 27 au 31 août de 19h00 à 21h00, soit 10 heures au total

// LIEU MICADANSES, 15, 16, 20 rue Geoffroy L'Asnier 75004 Paris

// CONTACT projet.cdaec@gmail.com 

 

 

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 12:31

 

 

Désormais DANSE HADRA devient une compagnie. Depuis le 26 octobre 2011, l'association CDAEC, centre des danses arabes et écriture contemporaine, qui oeuvre pour donner de la visibilité à la danse orientale en tant qu'art, faire découvrir la convivialité de cet aspect de la culture que sont les patrimoines dansés et la musique qui les accompagnent, et la richesse et le champs de connaissances que recouvre la pratique dansées dans le monde arabe et berbère.

 

Communément appelée danse orientale, la danse du ventre, danse de transe, des pieds et des mains issue du Maghreb, et du Moyen-Orient, est trop souvent englobée dans l'appellation danse orientale, terme galvaudée, qui fait souvent référence à une image caricaturale de la danse arabe, de la femme, et plus largement du féminin, et même de la culture de cette région du monde, qui est, au fond assez méconnue en France.

 

Depuis plusieurs année, Saâdia Souyah a effectué un travail de recherche autour des patrimoines dansés du monde arabe et berbère. Elle se propose, dans le cadre du projet CDAEC (prochainement, création d'un site internet), de partager le fruit de ses recherches au travers de

 

             --  la formation professionnelle (150 heures / an, à Paris, ainsi qu'un stage en immersion annuel dans  

                pays du Maghreb ou du Moyen-Orient), et des stages thématiques en France et à l'international

                (Oslo,Paris, Barcelone, Maroc)

             --  des performances et des spectacles où la danse puise ses racines dans les patrimoines dansés du

                 Maghreb et Moyen-Orient, mais s'inscrivent dans l'actuel en tant qu'expression artistique

             --  des ateliers de création pour la Cie DANSE HADRA

             --  des conférences et des débats sur la pratique de la danse orientale en France, en Europe et aux

                 Etats-Unis

 

 

INFORMATION

A l'occasion de la création de l'association CDAEC, Centre des danses arabes et écriture contemporaine, un stage exceptionnel dirigé par Saâdia Souyah aura lieu du

                                1er au 5 mai 2012, à Paris (MICADANSES)

   avec la participation du grand chanteur soufi Zein Mahmoud et Salah Benbrahim

Ce stage est une introduction à la formation professionnelle qui sera proposée par CDAEC en juillet et août 2012

Tarif promotionnel : 300 € / 30 heures  pour les inscriptions avant le 15 avril                                                     Renseignements / 09 53 29 41 99

Stage Mai

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

             

 

 

 

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 16:42

DANSE HADRA et la Cie 2 K_Far présente

 

"Tour d'horizon des danses du monde arabe et berbère, de la danse du ventre à la transe" à Casablanca, au Maroc.

Toujours dans cette optique de faire connaitre le patrimoine dansé du monde arabe et berbère, dans une perspective artistique pour l'expression  dite "danse orientale" et afin de permettre aux artistes et aus amateurs intéressés par cette danse fascinante, de s'épanoiuir dans leur recherche de leur danse orientale, nous partons du postulat, qu'il n'y a pas une danse orientale, mais autant de danses que de danseurs, danseuses.

C'est pour cela que DANSE HADRA s'associe à un chorégraphe contemporain, Khalid Benghrib (créateur de la Cie 2 K_ Far) pour son 4e cycle de formation (120 heures), et ajoute un module "Acquisition du mouvement, le faire sien (soi, Espace, Temps avec sa créativité personnelle),afin de trouver sa danse". Ce stage au Maroc peut être pris en compte dans le cycle de 120 heures, ou comme module séparé.

DATE Du 7 au 19 mai 2012

 

LIEU Conservatoire (...) / et ou Théâtre Med V de Casablanca,

 

TARIF 1200 € - tarif individuel/ 1800 €- Tarif institutionnel

 

NOMBRE D'HEURES  60 heures + 4 soirées thématiques avec des danseur et musiciens traditionnels

 

CONTENU

- Fondamentaux de la danse arabe et berbère, de la danse du ventre à la transe (20 heures)

- S'approprier le mouvement, le faire sien, et explorer les possibles (Soi, espace, temps), explorer les possibles et développer sa créativité personnelle

- danse traditionnelles, 4 genres distincts de la danse marocaine avec 4 intervenants traditionnels Gnaoua/ Transe - Cheikhattes/ DANSE du VENTRE, FRAPPE de PIEDS - Guedra / DANSE des MAINS - Ahouach/ DANSE de GROUPE (20 heures)

* Billet d'avion à la charge du stagiaire. La Cie 2 K_Far qui nous accueille au Maroc, s'occupera de la logistique du stage et de l'hébergement en appartement ou maison tout confort.

INTERVENANTS

 


CityB-36Khalid BENGHRIB Depuis les faubourgs de Casablanca, Khalid Benghrib, s'est épanoui à travers l'art chorégraphique d'abord avec une formation au ENDM La Rochelle, et à la Julliard School, et par la suite comme interprète de Carolyn Carlson, Heddy Maâlem, Régine Chopinot, Jean François Duroure, Fabienne Abramovich ...ou encore auprès de Philippe Genty dans ses stages consacrés au langage théâtral onirique. Le goût de la découverte de soi-même et la recherche de sa propre singularité se sont dessinés à travers sa démarche pédagogique en France (Normandie, haute Normandie, Haute Savoie, Nièvre , Ain), et à l'international (Marc, Egypte,Italie, Grande-Bretagne, Nelle Zélande, USA, Jordanie). L'interaction vidéo, théâtre, cinéma lui a permis de rencontrer des personnalités singulières comme Ariella Vidach, Claudio Pratti ou Martin Scorcese. L'aboutissement chemine par la réalisation de plusieurs pièces chorégraphiques, cinématographiques et plastiques.

DSC 0861 - CopieSaâdia SOUYAH est avant tout une artiste en quête, et l'initiatrice de ce projet. Son parcours original du cabaret à a scène réulte d'un questionnement et d'une recherche de sens et de place de la danse orientale au rang de pratique artistique. Son travail est le fruit de sa rencontre avec le butô, Mythe, Espace, Temps avec Laura Shelleen, le théâtre du mouvement d'Eugenio Barba, ses incursions chez les danseurs contemporains, et de sa connaissance des danses du monde arabe. première danseuse orientale à avoir été invitée au Centre National de la Danse par Anne-Marie Raynault (2003), elle partage régulièrement sa recherche avec les danseurs contemporains et les publics scolaires. Elle aborde toujour les danses selon les fondamentaux qu'elle a définit afin de permettre à chacun (e) de trouver et de nourrir sa danse.

                                                                                                          

                                                 GNAOUA

 

                           15    

                                

        CHEIKHATTES                                                          GUEDRA images                    6

                   

                                                                                  

                                                                                        

                                                                          AHWACH   

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 12:36

                         Que dire de ce voyage?(cf.Voyage à AGDZ,article précédent)

 

Que ce soit moi, ou les stagiaires norvégiennes et françaises, nous fûmes enchantées par la beauté des paysages. Pour ces filles du nord, le dépaysement fut total, pour ma part, je parlerai de resourcement. Enfin un endroit où on entend le silence, où l'aridité le partage à la luxuriance, où les gens sont disponibles, enjoués, chantant et dansant, généreux de leur personne, et de ce que leur région a à offrir. Surtout, ils voulaient partager le meilleur avec nous.

 

 

                                     LA CASBAH CAID ALI                 DSC4300 copie                  

 

 

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                                      PHOTO DE GROUPE :  PAR TOUS LES TEMPS ABSOLUMENT!

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L'association Awted poursuit une action pour  l'alphabétisation des femmes et leur insertion économique -- notamment, elles sont initiées au tissage du tapis. Ainsi que l'organisation d'activités de loisirs pour les ados (scoutisme, équipe de foot féminine, etc...), et des enfants (soutien scolaire). 

 

                                                                                                                                        DSCF1086   DSC4181 copieL'ASSOCIATION AWTED

 

                                                                     

Ils s'appellent Driss, Mustapha, Saîd, Nafissa, Latifa, et tous les autres membres de l'association Awted. Grâce à eux, nous avons découvert à la fois leur village -- visite du ksar en ruine, au coeur même du village, la région -- visite du Mont Kissène, promenade à travers la palmeraie et dans le lit de la rivière asséchée, en amont d'une cascade; et surtout la casbah Caïd Ali, dans laquelle nous avons séjourné.

 

 

 

 

 

                                                          DSC3901 copie

 

                                                          LE KSAR EN RUINE

 

 

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            BAIGNADE DANS LA CASCADE

 

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                                                                RANDONNEE DANS LA PALMERAIE                                          

 

 

 

                                                                       PAUSE THE A L'OMBRE DE LA TENTE

 

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                                                                                                     TATOUAGE AU HENNE

 

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                      LA BEAUTE DU VOILE TRADITIONNEL

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   LE PAIN

   DSCF1370  DSC3899                                                                                   

 

Danser dans le cadre naturel a permis à mes stagiaires de sentir comme la danse est présente par tous les pores chez les gens d'AGDZ. Ils chantent, ils dansent, et jouent le rythme en même temps.

 


                               LA DANSE

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C'est intéressant d'être en contact avec le vivant de l'expression dansée.

Surtout, on a pu voir en direct la transmission entre les générations, car on a eu la chance d'assister à un ahouach orchestré par les jeunes, et le grand ahouach fait par les anciens, le dernier jour de notre séjour. Le rythme d'Agdz est tout simplement envoûtant! Il tient à la fois de ses racines africaines et de son héritage berbère! Ce qui était fascinant, c'est que d'être dans le contexte culturel direct, laisse entrevoir ce que la danse traditionnelle peut avoir de moderne, et d'archaïque à la fois. Elle est en fait intemporelle. Certains mouvements, auraient très bien pu être éxécutés par des danseurs de hip hop, c'est juste le costume qui est différent.

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En tout cas cela me conforte dans ce que je pense : il est indispensable  de garder toujours  la trace de la source, de la racine dans le mouvement oriental... Sans cela, ce mouvement est vide. Il s'agit, bien-sûr de son rythme, de son énergie intrinsèque, avant que le danseur ne se l'approprie et le fasse sien.

 

 

                                                            DSC6617

 

         Ahouach : invitation à une expérience

 

 

 

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                                                 ... ET TRANSMISSION IN VIVO!

 

 

 

 

DSC6649 copieUn grand merci à Thierry Beauvir pour ses magnifiques photos, à Abder et Soria de l'association cultures Monde qui a organisé ce voyage, à mes élèves et amies de longue date de Norvège Siv, Maria, Victoria, Ingermarit, ainsi qu'aux françaises Laurence, Laetitia, et Julie que j'ai appris à connaitre sous un jour nouveau... Et bien sûr, à Driss, Nafissa, Latifa, Mustapha, Saîd et tous les gens d'AGDZ qui ont contribué à nous faire goûter la magie d'AGDZ ...

Et aussi, un hommage spécial à nos hôtes de la Casbah Caïd Ali, Aziz et Gaëlle, et toute leur famille, pour leur accueil chaleureux et leur dédication à ce lieu magnifique qu'est la Casbah Caïd Ali. Je vous souhaite succès et réussite dans votre projet de restauration et préservation de ce lieu...


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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 13:22

Danse Hadra et Saâdia Souyah s'associent à l'association cultures  Monde dans un projet de voyage au Maroc.

Au programme,découverte de la culture locale, dans une région et une ville peu connue, AGDZ; danse en milieu naturel avec de la musique et rythme live, bien-sûr; initiation à à la fabrication du pain; visite du souk (incontournable!), mais surtout, immersion  dans un cadre, dans une culture, dans une musique, dans une nourriture, dans un échange privilégié avec les gens-- ce sont les femmes, sur place, qui nous feront à manger... Afin d'être toujours dans cette recherche de sensations et de connaissance de l'autre, pour mieux comprendre un code corporel, pour mieux s'imprégner d'une rythmique, d'une musicalité, d'une terre...En étant toujours en adéquation avec l'approche proposée par Saâdia Souyah et l'association DANSE HADRA, pour qui l'imprégnation est le fondement de la compréhension d'un corps, d'un ancrage, d'une énergie, d'une projection dans l'espace. Ceci, afin de mieux s'approprier un mouvement, un rythme, une sensation, et créer sa propre danse à l'intérieur d'un code donné, puis, étape suivante, créer son propre code, pourquoi pas? Mais c'est une autre histoire...!

 

Allier le tourisme, la culture et l'art!

AGDZ... sur l'ancienne route des caravanes reliant Marrakech à  Tambouctou

 

 

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                                            Mont Kissane          

Jour 1 : Paris Marrakech

Arrivée à l'aéroport de Marrakech transfert avec minibus climatisé Marrakech - Agdz

Jour 2 : Agdz

 Arrivée à Agdz qui signifie " lieu de repos", ici commencent les immenses palmeraies de la vallée du Drâa 

Jour 2 : Agdz

Visite de la Kasbah, de la palmeraie et de l'ancien village. rencontre avec les membres de l'association d'Agdz pour l'art et la culture. Initiation à la rythmique et danses marocaines dans la nature (2h)

 Jour 3 : Agdz

 Départ sur les ânes avec panier-repas, direction le mont "Djbel Kissane". Initiation à la rythmique et danses marocaines dans la nature (2h)  

Jour 4 : Agdz- Ouarzazate

Visite de la vieille ville de Ouarzazate et de la KasbahTaourirte

Jour 5 : agdz

Départ en minibus avec panier repas direction les cascades " Tizguit". Initiation à la rythmique et danses marocaines dans la nature (2h)

Jour 6 : Agdz

Atelier préparation de pain berbère. concert "Ahouach" du groupe traditionnel local à la Kasbah et présentation de fin de stage

Jour 7 : Agdz - Marrakech

Visite du souk. Départ pour Marrakech. Visite de la place Jemma El Fna et les ruelles de la médina. Dîner au Riad

Jour 8 : Marrakech - Paris

Quartier libre en attendal'avion


  Programme

* Séjour découverte : Agdz et alentours, Ouarzazate, Marrakech * Stage découverte et approfondissement de danses dans un cadre naturel * Excursion dans la nature * Spectacle de musique Ahouach * Visite de la médina d’Ouarzazate


      GetAttachment.aspx4                                  GetAttachment.aspx3                                                                                                  

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Descriptif

* Groupe limité * Pension complète * Mets faits maison * 6 nuits en kasbah

             * 1 nuit en riad

                                           Contenu des stages

 *Immersion dans la corporalité marocaine, de la danse du ventre à la transe, à travers le rythme, la posture, la relation à l'espace et les pas de base des danses marocaines dans un espace à ciel ouvert au coeur de la nature locale, accompagnement musical live * Saâdia Souyah

Les intervenants

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Saâdia Souyah et Abderr

 Première danseuse orientale à avoir été accueillie au centre National de la Danse à Paris pour une "Carte Blanche", Saâdia Souyah développe une recherche chorégraphique à partir des danses du monde arabe et berbère. Abderr est originaire du Maroc, vivant en France. Il est très tôt bercé par la diversité culturelle de la région d'Agdz. C'est un artiste pluridisciplinaire : chanteur, danseur, comédien, et sculpteur. Il joue avec plusieurs formations et crée  le groupe Gnaoua Spirit

 

                                             - Du 1er au 8 avril 2011

                                            - Du 29 avril au 6 mai 2011

Renseignements pratiques

- contact@culturesmonde.net

- 01 43 60 71 64

- www.culturesmonde.net

 

 

 

 

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 16:52

       SAAD WEB On m’a posé une question par rapport à l’improvisation à propos d’un stage de baladi que j’organise, le baladi étant la danse de l’improvisation par excellence.

Tout d’abord, et je ne m’étendrais pas la dessus, le baladi est cette musique reconnaissable entre toutes, où un saxophone (instrument très à la mode dans les années 70 en Egypte, au même titre que la guitare électrique), ou l’accordéon tissent un dialogue mélancolique avec la derbouka, et crée une sorte de blues à l’égyptienne. Elle personnifie l’exil de la population égyptienne des terres, al balad, de la campagne vers la ville, et se développe dans les faubourgs du Caire. Elle est conçue sur le même principe que la musique jazz, où à partir d’un thème musical (chanson populaire fameuse, en ce qui concerne le répertoire égyptien) les musiciens développent des envolées improvisées.

En fait le baladi est comme n’importe quelle danse traditionnelle, dans le sens où les autochtones dansent cette danse, et les hommes et les femmes se mettent spontanément en mouvement, dès qu’ils entendent la musique ou le rythme baladi. Il y a, par ailleurs, les danses de groupe, rituelles ou non, codifiées. Mais, ce n’est pas ce dont il est question, ici.

Et cela vaut pour tous les pays du monde arabe, si tant est la danse y est tolérée – mais c’est un autre sujet. De toute façon, quand la danse est tolérée, traditionnellement, les femmes dansent entre elles, tandis qu’il n’y pas de honte à ce qu’un homme esquisse quelques pas de tahtib sur une musique saîdi, avec ou sans bâton. En Egypte, lors des fêtes célébrées en plein air, on verra plus aisément des hommes se mettre à danser en public, que des femmes (moulid, .mariages).Généralement, quand une femme se lève pour une transe, dans un moulid, par exemple, elle mettra un foulard pour cacher son visage, en plus de celui qui lui couvre les cheveux.

Comment je conçois l’expression  dansé sur le baladi rejoint mon approche de la danse, en général, et de  la danse arabe, en particulier._MG_3777.JPG

Tout mon travail de danse, depuis que j’ai commencé la danse orientale, vers 1986, consiste toujours en un seul et même principe : être dans du vivant, du ressenti, même si je ne le formulais pas, ou pas comme ça, en tout cas. J’aime voir un corps qui décrit des formes harmonieuses dans l’espace, mais je n’aime pas quand c’est trop propre ! J’aime voir une danseuse, en rythme, mais cela m’ennuie quand tout est mâché, et qu’il n’y a aucune surprise. J’aime quand l’énergie circule, et qu’en même temps la danse de la personne qui danse, nous parle d’elle.

Dans le baladi,  pour moi, on n’a pas besoin de mouvements complexes, ou de réfléchir à moult variations de pas et de mouvements. Le plus important est d’avoir bien intégré le mouvement global de la danse orientale, ou de la danse du ventre, si vous préférez – une marocaine, ou une algérienne pourra très bien danser sur une musique égyptienne avec son propre mouvement, elle s’adaptera juste au sentiment que dégage la musique. C’est un mouvement qui n’empêche ni de marcher, ou de rebondir, ou de tourner : il intègre l’espace. Donc l’isolation, n’empêche pas un mouvement global d’avoir lieu. Sinon, c’est comme si on ne pouvait pas marcher et mâcher du chewin-gum en même temps !

_DSC3729.jpgDSC3415 - CopieAussi, comme toute expression traditionnelle, on n’a pas de besoin de ce mettre dans une forme, ou de préjuger que l’esthétique est pré-définie (cf. la position prédéterminée avant même d’avoir appuyé le pied au sol). Dés lors que l’on va se mettre en mouvement une forme va émerger, cela est valable pour toute expression corporelle (danse, sport, travail). Alors bien-sûr, on est dans un code donné, en l’occurrence le code corporel des égyptiens. Dans mes stages,ce code, je me propose de le cerner en parlant du contexte culturel. Ce n’est pas la forme qui prévaut, mais le fond. Pour ce qui est de l’esthétique, le travail de posture et d’alignement, afin de prendre conscience des connexions qui entrent en jeu dans la statique comme dans le mouvement, fera le reste.

C’est exactement comme le travail du chant. Si on aborde le chant par les chants traditionnels, on est avant tout dans l’expression de l’état d’âme, de l’émotion, et le point de départ, c’est soi, comment on exprime l’émotion, comment on ressent le chemin de la voix, du souffle dans son corps. Dans l’appréhension classique, technique, on va être dans l’idée d’une forme, et on part d’un modèle, d’une classification (soprano, mezzo, ténor, basse, baryton). C’est en train de changer, mais beaucoup de personnes racontent leur besoin de chanter, mais peinent à se (re) trouver dans la façon habituelle d’aborder le chant.

Chaque être humain est singulier, et traditionnellement on voit bien que dans un code donné, chacun peut exprimer sa singularité, dans une danse que tout le monde danse. C’est ce que je m’évertue à communiquer dans mes stages de danse.DSC3661

MG 3944 - Copie

 

Il y a bien-sûr, la question du rythme. Et là aussi, il faut intégrer, apprendre le rythme sur lequel on danse, pour mieux se libérer, et donner libre champs à son ressenti, et jouer avec la musique.

Donc pour résumer, mon approche du baladi, tout le monde peut danser et s’exprimer sur cette musique. Bien-sûr, il y a la virtuosité de la professionnelle, mais si on intègre les éléments de base qui sont : le rythme, le code corporel lié au contexte culturel, le mouvement global, le rapport à l’espace,la recherche des sensations, ce que je me propose de transmettre lors de mes stages thématiques, on peut, à ce moment-là, improviser et danser comme n’importe quel autochtone, si par chance, on est invité à un mariage, ou une soirée égyptienne, et c’est la première étape. Ce qui compte, c’est d’intégrer les principes de base.

Ensuite, il est vrai, je me fais un plaisir de partager mon goût de danse, ma passion pour l’art de la danse quand on veut entrer dans ce chemin, et là, on devient artisan d’une pratique longue, exigeante, difficile, mais pleine d’enseignements. Cela pour dire qu’il ne suffit pas de savoir exécuter des mouvements qui semblent difficiles, ou inaccessibles pour se considérer comme danseuse (orientale, surtout). Mais que tout le monde peut chanter et danser, donc s’exprimer, et cela peut s’acquérir dans le plaisir de la découverte des sensations. Il n’y a pas de modèle à copier… à imiter, oui… cela permet de comprendre, mais le plus important c’est l’émotion, chercher à être soi-même dès le départ.

C’est pour cela que dans mon approche, l’acquisition de la technique est avant tout subordonnée à la recherche de la sensation. C’est moins le résultat, que le chemin qui compte. Et peut-être, et même sûrement, le résultat sera une forme parfaite, mais c’est parce qu’à la base le corps …est parfait.

...Mais là, c’est l’œuvre de notre créateur.

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 23:48

Une question a été posée  au sujet de comment choisir une formation professionnelle dans le domaine de la danse orientale. Tout d’abord, il faut savoir que « la danse orientale » n’est pas reconnue en tant que discipline artistique. Les raisons principales sont le faible niveau de pratique corporelle, d’inscription de cette danse dans l’espace, et surtout le manque d’enracinement dans un contexte culturel – qui donnerait «  un corps » et un esprit  à cette danse, bien que dans la tradition orientale les deux soient indissociables.

                      stage avril-2008Et nous en sommes encore au stade où, ce que voient les gens, que ce soient les amateurs qui pratiquent la  danse orientale, ou le public, ce sont les « prouesses » techniques et l’aspect extérieur (tremblements, isolation, costume, voire belle plastique), en somme l’aspect superficiel. Mais il y a tout de même une avancée, car en 25 ans de pratique, je constate que le niveau général a augmenté, et il y a de plus en plus de danseuses du modern jazz ou ayant pratiqué d’autres danses qui sont venues à la danse orientales.

stage-avril egyptien élèves3stage avril Zina profilstage avril-2008
 
Je me permettrais, cependant,une réserve : souvent dans l’apprentissage des amateurs ou des professionnelles, l’accent est mis sur l’aspect chorégraphique, encore une fois, un aspect superficiel de la danse.
Et les  chorégraphes égyptiens sont ceux qui répandent le plus cette idée, influencés qu’ils sont, depuis toujours, par l’apport des chorégraphes occidentaux à la danse orientale. La danse résiderait dans la capacité à apprendre et reproduire une chorégraphie, et l’aspect esthétique, l’image reproduite du mouvement est mise en avant.

On oublie que la danse » ballet» à la mode américaine, façon comédie musicale dans les films égyptiens depuis les années 40, ou dans les cabarets par les chorégraphes les plus fameux actuels ne met en scène qu’un aspect réducteur de l’expression dans « la danse orientale » : le côté séduction et le côté transgressif, comme n’importe quelle danse de cabaret. Je n’ai rien contre cet aspect, ayant été moi-même danseuse de cabaret pendant 5 ans. Lorsque je parle de l’aspect réducteur, j’entends aussi bien, l’image de la femme qui est donné à voir, mais aussi l’aspect mécanique des mouvements que l’on répète, toujours les mêmes, qui n’apportent plus aucune satisfaction, au bout d’un moment. cabaret3cabaret2A moins d’être une bête de scène et de mettre sa présence en avant. J’ai vu des interprètes de ce type, à mes débuts, qui avait une forte personnalité qui se voyait dans leur façon de se mettre en scène. Et là les mouvements étaient secondaires, il se passait réellement quelque chose pendant leur show.
Personnellement ce qui m’a fait tenir au cabaret aussi longtemps, c’était la musique, j’ai eu la chance de danser sur la musique de grands interprètes. Mais au bout d’un moment, on se rend compte que même les musiciens répètent toujours les mêmes "improvisations", les mêmes thèmes immuables sans surprise ! On arrive à une certaine usure! Ou peut-être est-ce moi, que ma quête ne pouvait se satisfaire de ce « tourner en rond ».
A la fin, je n’avais même plus besoin de préparer mes chorégraphies,
                    Cabaret4cab5.jpg

elles venaient toutes seules, tellement j’avais intégré les structures, même sur de nouvelles musiques.
Ce qu'il faut retenir, c'est que du point de vue de l'art, on ne doit pas confondre divertissement et performance artistique.Encore une fois, je ne critique rien, car je pratique les deux. La danse que je pratique dans les soirées évènementielles me permet de garder le contact avec le vivant de la danse, et même elle nourrit mon acte artistique.
La danse, cette danse en particulier, exige autre chose : de la présence de la créativité, de la part des musiciens comme des danseuses! C’est une expression venue d’orient, et l’orient privilégie l’Être au Paraître…Moins de laboriosité et plus d'état contemplatif...Elle obéit à d'autres codes que les codes du ballet, notion très occidentale...Mais ce sera l’objet peut-être d’un autre article, car là il s’agit de ma démarche chorégraphique, et de "mon goût de danse", somme toute, assez personnel.

Tout ce propos pour en venir au fait, qu’il y a une confusion entre savoir faire et notoriété, et un manque de «  savoir observer » de la part des futures candidates à une formation dans ce domaine.

J'ai été formatrice dans l’association L’Autre Danse, dont j’ai été co-fondatrice, pendant 5 ans auparavant, où j’assurais plus de cents heures d’enseignement, et 2 ans dans la structure Danse Hadra. Au moins un quart des personnes que j'ai formé sont professionnelles maintenant, sur Paris et en Province, et les premières danseuses orientales d'Oslo, en Norvège. La nécessité de former s’est imposé en premier lieu, et ce fut un de nos premiers projets associatifs. J'ai eu ce besoin, après avoir constaté que lorsque des danseuses, parmi mes amies et collègues voulaient monter un spectacle, souvent elles avaient du mal à trouver des danseuses ayant une bonne formation. 
                                     rodindanseusescambodgiennes2.jpg
                                     Danseuses cambodgiennes, Rodin 
Et  elles étaient obligées d'auditionner des danseuses contemporaines ou jazz, qui même si elles n'avaient pas la technique de bassin de la DO, elles pouvaient l'acquérir, et cela donnait un rendu plus "professionnel". Car, les fondamentaux de la danse sont les mêmes pour toutes les danses : axe vertical, horizontal, ancrage, qualités de mouvement et énergie, rapport à l'espace et à l'autre, rythme.

Ensuite, vient la spécificité des mouvements de la danse orientale ;  et ce n'est pas le plus difficile à acquérir. Il faut 10 ans pour former un danseur, sans compter que danser est un chemin de toute une vie. Les Diplôme d'Etat en danse contemporaine (minimum 400 heures), permettent d'acquérir de solides connaissances en anatomie, en histoire de la danse, en pratique corporelle, et ceci est sanctionné par un diplôme qui permet d'avoir la possibilité de travailler dans les conservatoires, et d'avoir un vrai métier reconnu, et de prendre en charge tout type de public, notamment les enfants. 

                                 Danseuses cambodgiennes, Rodin

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La danse orientale est méconnue, et on est loin de cette reconnaissance, c'est la raison pour laquelle, les tentatives de monter de telles formations sont des initiatives individuelles. Et comme, ceci explique cela, il y a de tout, et il est difficile de distinguer les qualités requises pour transmettre des fondations à
une reconnaissance de cette discipline. Et c'est ce qui me motive.J'aspire à voir de l'expression artistique, de la créativité, car c'est une danse merveilleuse et riche, ou tout un(e) chacun (e) peut apporter sa touche et son univers.
Pour les danseuses, un peu expérimentées qui viennent à mes cours, cela peut-être perturbant, et elles peuvent avoir l'impression de devoir déconstruire tout ce qu'elles savaient déjà, mais après, soyez sans crainte, cela sera décuplé par cette approche globale. Quant à la question des 30 heures d'affilé, car c'est ce que je propose par semaine, cela permet d'intégrer dans la mémoire du corps le contenu du stage principal : à savoir, la pratique corporelle, et aussi de s'habituer à la discipline de la danseuse professionnelle. Si la pratique devait  se résumer uniquement à apprendre le tremblement, les huit, et le chameau, cela serait vite fait. La pratique c'est travailler son corps pour qu'il dessine une géométrie dans l'espace et qu'il gagne en densité et qualité de mouvement, et c'est plus du sensoriel que de la mécanique. Le corps est un instrument sensible, et  dans la culture orientale il est esprit, ou corps-esprit. C’est une antinomie d’appréhender cette pratique autrement.Je citerai volontiers Danis Bois qui parle "

''d'un mouvement jamais isolé de son contexte culturel et humain"  et "'d'un corps peut être analphabète quand il ne sait pas écrire des formes harmonieuses dans l'espace, quand il oublie les ponctuations dans le temps, et quand il ne touche pas la corde sensible de celui qui pratique le mouvement."
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Danseuses cambodgiennes, Rodin

Mais les conditions pour être perçu comme des vraies danseuses, sont: une bonne formation corporelle, et des connaissances qui vont avec le domaine concerné, et plus largement, la danse en générale : cela s'appelle de la culture (musicale, chorégraphique, historique etc...).
                                                                             
L'homme de Vitruve L. De Vinci da-vinci
                                           

De plus si on prend en charge le corps des gens, il est indispensable d'avoir de bonnes connaissances en anatomie.
En ce qui concerne le coût d'une formation, il faut savoir que cela coûte cher. Personnellement, j'essaye de faire des prix très serré; il y a un prix institutionnel, et un prix individuel  pour permettre à toute personne d'y accéder; et ma formation peut avoir  lieu avec un minimum d'élèves, si toutefois,  j'arrive à amortir tous les frais de fonctionnement : charges salariales des intervenants (musiciens et prof de danse), la location des salles (à Paris, ce n'est pas donné). Et j'avoue que pour le moment on ne fait pas de bénéfices, qui pourraient nous permettre de développer la formation, et avoir plus d'intervenants, par exemple).
Mon travail est accessible aux personnes débutant dans la DO, car j'enseigne depuis la base à toutes, et mes stages accueillent des personnes de différents niveaux, et cela ne pose aucun problème, au contraire. 150 heures de fondamentaux de la danse, technique de base des mouvements de la danse orientale, de rythme, connaissance du contexte culturel etc.., me semble un minimum, mais ce n'est qu'une base, un début. A charge pour la danseuse de
s’auto discipliner et d’avoir une pratique régulière à partir de ces
bases. Il faut aussi se tenir informé des autres techniques artistiques, élargir son horizon (et j'encourage mes élèves à aller se nourrir ailleurs aussi, car c'est comme cela qu'on trouve sa danse. Mais aussi en explorant son intériorité, pour savoir ce que l'on a envie d'exprimer avec cette danse.
Pour terminer, je dirais que tout dépend des objectifs que l'on se fixe, car comme le disait un maître indien :"la danse a trois fonctions : instruire les illettrés, éclairer les lettrés, divertir les éclairés". Et vive la danse!

                                                                                Saâdia Souyah


Bibliographie

1/Blandine Calais Germain, Anatomie pour le mouvement, tome 1 ;
Broché, 2005

2/ Blandine Calais Germain, Le périnée féminin" de Blandine Calais-
Germain Ed. Désiris

3/ Djamila Henni- Chebra, Les Danses dans le monde arabe, ou
l'’héritage des almées ; HARMATAN
4/ Viviane Lièvre, Danses du Maghreb, d’une rive à l’autre ; KHARTALA, Paris 1987

5/Virginie Recolin, Introduction à la danse orientale, pratique du mouvement spiral Ed. L’harmattan

 

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